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Lexique


Le lexique ci-dessous présente un ensemble de définitions et clarifications sur des notions courantes de l’environnement de l’innovation. Il ne prétend pas être exhaustif et sera enrichi dans le temps.

Accélérateur

Les accélérateurs sont des programmes d’accompagnement de start-ups. Comme leur nom l’indique ils ont vocation d’aider les entreprises à réaliser leur ambition plus rapidement et plus efficacement. Les programmes comprennent généralement une offre de services adaptée et qualitative : mentorat, financements (avec prises de participation éventuelles), mise en réseau et accès à des formations et évènements. Les accélérateurs sont souvent privés et à but lucratif, et s’adressent encore majoritairement à la filière numérique. Ils accueillent les porteurs de projets pour des durées déterminées et courtes (de 3 à 6 mois très souvent).

Le premier accélérateur, le Y Combinator, a été lancé dans la Silicon Valley en 2005 par Paul Graham puis a été suivi par TechStars en 2006 et en 2007 Seedcamp.

Amorçage

Le capital d’amorçage, ou capital-amorçage, intervient généralement dans les 2 premières années de vie de la société.
Il est destiné à financer tous les frais de la mise sur le marché du premier produit d’une société (finalisation de prototype, structuration de la démarche commerciale, etc.).
Cette première phase de création d’entreprise est généralement assurée par les apports des fondateurs et les aides publiques ou emprunts bancaires obtenus.  Le capital d’amorçage est alors souvent considéré comme le premier apport réel externe en capital d’une entreprise innovante. Il conforte de manière significative les fonds propres des jeunes entreprises de croissance et reste souvent la seule alternative pour financer la mise sur le marché. Les phases suivantes de développement de la société sont financées par le capital-risque.

Les fonds de l’amorçage proviennent principalement de Business angels ou de fonds spécialisés. De ce fait, à la différence des premiers apports des fondateurs, de leurs proches ou de l’État, ces levées de fonds marquent une étape importante dans la vie d’une jeune entreprise : ils déclenchent pour l’équipe fondatrice des questions sur la validation de sa stratégie de développement,  sur la valeur de l’entreprise…

Bpifrance

La Banque Publique d’Investissement Bpifrance est un groupe public français de financement et de développement des entreprises. Structure née du rapprochement d’OSEO, de la Caisse des Dépôts Entreprises, du FSI et FSI régions, elle est chargée de financer les entreprises depuis les phases d’amorçage, jusqu’à la cotation en bourse, en passant par la transmission. Elle déploie pour cela des outils de subvention, de crédit, de garantie, et de soutien des fonds propres.

Bootstrap

En anglais, les bootstraps sont les boucles, en cuir ou en tissu, cousus sur le rebord des bottes et sur lesquels on  tire pour s’aider à les enfiler. On les traduit en français par « tirants de bottes ».
Par extension, en finance, le bootstrap est le démarrage d’une activité sur des fonds propres limités, sans faire appel à des investisseurs extérieurs.

Cette expression est très utilisée dans le milieu des start-ups numériques. Souvent confrontées à la nécessité d’aller vite tester leurs solutions auprès de leurs marchés pour les valider et à la difficulté de financer des modèles économiques originaux, elles sont dans une logique de « faire avec les moyens du bord », quitte à lancer des versions non abouties de leurs produits et à les améliorer ensuite en fonction des retours utilisateurs.

A noter : les deux concepts de bootstrap et Lean Start-up sont compatibles, à condition d’intégrer la rigueur du second à la logique « de la débrouille » qui prévaut dans le premier.

Business model

Le business model ou modèle d’entreprise, ou encore « modèle d’affaires », précise la manière dont l’entreprise entend générer et sécuriser du revenu et de la rentabilité, pour assurer sa pérennité. C’est une représentation synthétique de :

  • la proposition de valeur faite au client,
  • la richesse créée par une entreprise,
  • son partage entre les différentes parties prenantes, sur une période et pour un domaine d’activité clairement identifiés.

Il passe en revue les principaux aspects de l’activité d’une organisation, depuis les finalités (but, offres, stratégies) jusqu’aux ressources et moyens déployés (infrastructure, organisations, pratiques de diffusion ou distribution, processus et règles de fonctionnement).

Dans les phases de création, le business model est déterminant. Il fournit la vision des fondateurs de la future entreprise et permet d’évaluer leurs chances de prendre place sur un marché. Dans les phases de développement, les modèles d’entreprises sont en permanence remis en question par l’évolution des marchés, des technologies, de la concurrence : ils exigent des dirigeants une réflexion permanente sur leur activité.

La structuration du business model ne doit pas être confondue avec celle du business plan qu’elle alimente. Le business plan est rédigé sur la base du business model, dans un second temps. Il sert plus spécifiquement à communiquer à l’extérieur  la stratégie de la société son  plan d’action opérationnel sur une période donnée.

Business Plan

Le business plan, ou plan d’affaires, formalise la réflexion stratégique qui soutend toute création ou développement d’ entreprise ou le lancement d’une nouvelle activité.

La formulation du business plan d’une entreprise permet de préciser :

  • son métier,
  • ses objectifs (datés et quantifiés),
  • la stratégie choisie par l’entreprise,
  • les moyens mis en œuvre et les délais dans lesquels elle compte les atteindre,
  • les financements dont elle a besoin pour cela.

Le business plan a plusieurs usages :

  • Il permet de formuler et d’approfondir toutes les composantes du projet d’entreprise, en particulier le positionnement stratégique de la société ,son modèle de génération de revenu et son plan d’action à court et moyen terme.
  • Il est un outil incontournable dans la recherche de financement ou de partenaires.

C’est aussi un outil de communication clé  car il révèle ou non  la capacité de l’équipe dirigeante de l’entreprise à définir des objectifs et à produire des résultats.
Il exige donc qu’on apporte le plus grand soin à sa réalisation, mais surtout à la réflexion qui la précède.

Co-working

Le co-working, travail coopératif ou encore co-travail, est une modalité d’organisation du travail qui regroupe deux notions :

  • un espace de travail partagé,
  • la mise en place d’un réseau de travailleurs.

Ainsi, il encourage échanges et ouverture dans l’idée de rompre l’isolement des travailleurs. Il crée un espace de socialisation similaire à une entreprise bien que chacun travaille sur son projet : il stimule créativité et coopération. Il est un des domaines de l’économie collaborative

Fonds national d’amorçage

Le Fonds national d’amorçage (FNA) est une action du Programme d’Investissements d’Avenir lancé par l’État en décembre 2009. Doté de 600 millions d’euros, le Fonds national d’amorçage finance indirectement de jeunes entreprises innovantes en phases d’amorçage et de démarrage. Il investit dans des fonds d’amorçage gérés localement par des équipes de gestion professionnelles qui financeront des start-ups sélectionnées selon les critères du FNA.

Les fonds d’amorçage locaux souscrits par le Fonds national d’amorçage soutiennent prioritairement les entreprises des secteurs technologiques définis par la Stratégie nationale pour la recherche et l’innovation : la santé, l’alimentation et les biotechnologies, les technologies de l’information et de la communication, les nanotechnologies, les écotechnologies.

Fonds propres

Les capitaux propres d’une entreprise, aussi appelés fonds propres, regroupent :

  • les capitaux de départ de la société (identiques à ce moment-là au capital social),
  • la réserve (correspondant aux bénéfices qui n’ont pas été redistribués en dividendes),
  • le résultat de l’exercice d’une société.

Les fonds propres, ou capitaux propres, représentent un matelas de sécurité et un indicateur de bonne santé de l’entreprise pour les dirigeants, actionnaires et les créanciers de l’entreprise.

  • En phase de création, ils permettent le lancement opérationnel serein des activités, s’ils sont correctement dimensionnés.
  • Ils constituent une contrepartie qui permet de déclencher l’obtention d’autres financements (publics et bancaires notamment).
  • Ils sont un facteur de renforcement de la confiance pour les premiers clients, en particulier lorsqu’ils s’engagent sur des commandes importantes et étalées dans la durée.
  • Ils favorisent la résistance de l’entreprise. En cas de graves difficultés financières, les chances de survie de l’entreprise sont proportionnelles à l’importance de ses capitaux propres, beaucoup plus qu’à sa taille. Une très grande entreprise ayant trop peu de capitaux propres peut disparaître très rapidement. Lorsque les capitaux propres sont insuffisants, on parle de sous-capitalisation, ce qui peut se traduire par une crise de solvabilité.
  • Des fonds propres positifs (supérieurs aux dettes) permettent la distribution de dividendes : de numéraire prélevé sur la trésorerie de la société. Les actionnaires ont donc un intérêt à long terme à posséder une entreprise correctement capitalisée.

Incubateur

Un incubateur d’entreprises est une structure d’accompagnement de projets de création d’entreprises. À la différence d’une pépinière d’entreprises ou d’un hôtel d’entreprises, un incubateur s’adresse à des projets d’entreprises dont le modèle économique est encore à identifier et consolider avec des études de faisabilité technique, d’analyse de marché, de sécurisation de la propriété intellectuelle, etc.

L’incubateur apporte un appui en termes d’hébergement, de conseil et de financement, lors des premières étapes de la structuration de la future entreprise.

Les incubateurs peuvent se différencier entre eux par les services qu’ils proposent, leur caractère lucratif ou non, ou encore le type de projets qu’ils ciblent. On distingue notamment les incubateurs d’entreprises innovantes liés à la recherche publique, les incubateurs liés à des écoles et universités, ou encore les incubateurs privés, qui pour certains ont des modèles très proches des accélérateurs.

Jeune Entreprise Innovante (JEI)

La terminologie JEI recouvre plusieurs notions :

  • Un statut fiscal : la Jeune Entreprise Innovante est une PME indépendante de moins de 8 ans dont les dépenses de R&D éligibles au Crédit Impôt recherche représentent au minimum 15 % de ses charges d’exploitation. Dans ce cadre, la JEI bénéficie de certains avantages fiscaux (IS et charges patronales notamment).
  • Par extension, on parle aussi de JEI pour de jeunes entreprises qui produisent de l’innovation. Pour autant, elles n’ont pas systématiquement le régime fiscal de la JEI.

 Lean Start-Up

Le concept de Lean Start-up a été initialement développé en 2008 par Eric Ries sur la base de la pensée Lean et de sa propre expérience de créateur de start-up.  Il repose sur 5 principes de base :

  1. Les entrepreneurs sont partout.
  2. L’entrepreneuriat est une forme de management.
  3. Les expérimentations sont nécessaires pour valider des enseignements.
  4. Il faut inscrire le développement de l’activité dans une boucle de feedback « Produire-mesurer-apprendre ».
  5. L’innovation peut se gérer analytiquement, à partir d’indicateurs concrets.

Cette logique de vérification de la validité des concepts, d’expérimentation scientifique et de design itératif tend à réduire les cycles de commercialisation des produits, à mesurer régulièrement les progrès réalisés, et à obtenir des retours de la part des utilisateurs. Dans cette optique les entreprises, en particulier les start-ups, cherchent à concevoir des produits et services qui rencontrent au mieux la demande de leurs consommateurs, avec un investissement initial minimal.

Pépinière

Une pépinière d’entreprises est une structure d’accueil avec une offre de service spécifique qui a pour objectif de faciliter la création d’entreprises.
Généralement portées par des acteurs publics, les pépinières apportent un soutien technique et financier, des conseils et des services à des porteurs de projets d’entreprises en phase de création : location de bureaux, locaux d’activités ou de stockage, services logistiques mutualisés (accueil, salles de réunions,…) et accompagnement (conseils, formation, intégration dans les réseaux économiques,…).

La majorité des pépinières d’entreprises sont généralistes et accueillent des créateurs d’entreprise dont l’activité est liée à l’artisanat, aux services ou à l’industrie. Certaines sont aussi spécialisées et concernent un secteur précis (innovation, numérique, etc.).

Start-up

La start-up est littéralement une « société qui démarre ».
On considère généralement que les start-ups sont de jeunes entreprises à fort potentiel de croissance et qui font la plupart du temps l’objet de levée de fonds.

On associe souvent les start-ups à une culture dynamique orientée technologie, innovation, nouvelles méthodes de travail. De fait, la définition proposée par Steve Blank (auteur d’ouvrages de références sur les start-up) est très proche de la réalité de la vie de ces entreprises : « Une start-up est une organisation temporaire à la recherche d’un business model industrialisable, rentable et permettant la croissance« .

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Ce projet est financé par l’Union européenne. L’Europe s’engage en Aquitaine avec le Fonds européen de développement régional.